Autres symptômes et états morbides mal définis

36 760
Deces en 2023
5.8%
Part du total
+26.1%
Evolution 2015-2023

Evolution 2015-2023

Annee Ensemble Hommes Femmes
2015 29 163 11 565 17 598
2016 28 069 11 291 16 778
2017 29 700 11 817 17 883
2018 31 385 12 393 18 992
2019 32 448 12 840 19 608
2020 32 999 12 868 20 131
2021 34 945 13 778 21 167
2022 38 749 14 985 23 764
2023 36 760 14 274 22 486

Repartition par age et sexe (2023)

Tranche d'age Femmes (N) Taux F Hommes (N) Taux H
Moins de 65 ans 963 3.5 2 414 9.2
65 a 84 ans 4 166 60.7 5 219 95.7
85 ans et plus 17 357 987.3 6 641 966.8

Taux pour 100 000 habitants. Source : CepiDc/INSERM, donnees 2023.

Contexte

Les autres symptômes et états morbides mal définis constituent une catégorie résiduelle mais significative de la mortalité en France, avec 36 760 décès enregistrés en 2023. Cette augmentation de 26,1% depuis 2015 reflète une évolution préoccupante qui mérite une attention particulière des autorités de santé publique.

Ces décès mal définis représentent des cas où le diagnostic précis n'a pu être établi au moment du décès, souvent en raison d'une absence d'autopsie ou d'investigations complètes. Cette catégorie tend à augmenter avec le vieillissement de la population et peut indiquer des lacunes dans les processus diagnostiques, notamment en milieu rural ou pour les personnes isolées. La croissance de 26,1% sur huit ans suggère une évolution des pratiques médicales et une possible saturation des ressources diagnostiques. Comparativement à d'autres pays européens aux systèmes de diagnostic plus systématiques, la France présente une proportion d'états mal définis qui reste modérée.

Prevention

Améliorer la qualité du diagnostic en renforçant l'accès aux autopsies cliniques et aux investigations post-mortem complètes permettrait de mieux identifier les causes réelles de décès. Une formation continue des professionnels de santé aux protocoles de certification médicale et une centralisation des données diagnostiques constituent des leviers essentiels pour réduire cette catégorie résiduelle et améliorer la connaissance épidémiologique.