Malformations congénitales et anomalies chromosomiques

1 666
Deces en 2023
0.3%
Part du total
-1.7%
Evolution 2015-2023

Evolution 2015-2023

Annee Ensemble Hommes Femmes
2015 1 694 893 801
2016 1 675 862 813
2017 1 624 875 749
2018 1 489 781 708
2019 1 600 822 778
2020 1 502 770 732
2021 1 509 807 702
2022 1 669 863 806
2023 1 666 844 822

Repartition par age et sexe (2023)

Tranche d'age Femmes (N) Taux F Hommes (N) Taux H
Moins de 65 ans 616 2.3 667 2.5
65 a 84 ans 151 2.3 150 2.7
85 ans et plus 55 3.5 27 3.7

Taux pour 100 000 habitants. Source : CepiDc/INSERM, donnees 2023.

Contexte

Les malformations congénitales et anomalies chromosomiques ont causé 1 666 décès en 2023, représentant une cause importante de mortalité périnatale et pédiatrique. Cette tendance à la baisse de 1,7% depuis 2015 reflète les progrès du diagnostic prénatal et de la prise en charge médicale, bien que ces pathologies demeurent un enjeu majeur de santé publique.

Les anomalies chromosomiques (trisomie 21, 18, 13) et les malformations structurales (cardiaque, neural, rénale) constituent les principales causes de cette mortalité. L'âge maternel avancé, les antécédents familiaux et certains facteurs environnementaux augmentent le risque. Le diagnostic prénatal par amniocentèse, échographie morphologique et tests génétiques non invasifs permet une meilleure détection et orientation thérapeutique. Les améliorations en réanimation néonatale et chirurgie fœtale ont significativement réduit la mortalité depuis deux décennies, positionnant la France favorablement comparée aux standards européens.

Prevention

L'acide folique en période périconceptionnelle réduit le risque de malformations du tube neural. Le suivi prénatal systématique, incluant les trois échographies de dépistage et les sérologies, permet une identification précoce et une prise en charge adaptée. L'accès au conseil génétique et à l'information sur les risques tératogènes reste essentiel pour accompagner les parents dans la prévention.