Symptômes et états morbides mal définis

69 868
Deces en 2023
11%
Part du total
+27.8%
Evolution 2015-2023

Evolution 2015-2023

Annee Ensemble Hommes Femmes
2015 54 689 24 998 29 691
2016 55 443 25 600 29 843
2017 59 519 27 198 32 321
2018 62 011 28 288 33 723
2019 67 316 30 765 36 551
2020 67 770 30 600 37 170
2021 69 148 31 223 37 925
2022 75 453 33 363 42 090
2023 69 868 30 738 39 130

Repartition par age et sexe (2023)

Tranche d'age Femmes (N) Taux F Hommes (N) Taux H
Moins de 65 ans 2 911 10.7 7 541 28.9
65 a 84 ans 8 574 125.3 11 718 214.2
85 ans et plus 27 645 1590.9 11 479 1659.7

Taux pour 100 000 habitants. Source : CepiDc/INSERM, donnees 2023.

Sous-categories

Cause Deces 2023
Autres symptômes et états morbides mal définis 36 760

Contexte

Les symptômes et états morbides mal définis représentent une catégorie importante de mortalité en France, avec 69 868 décès enregistrés en 2023. Cette augmentation de 27,8% depuis 2015 révèle des enjeux significatifs en termes de diagnostic et de classification médicale, particulièrement chez les personnes âgées et dans les contextes de soins palliatifs.

Cette catégorie englobe principalement les décès où la cause précise n'a pu être déterminée au moment du certificat de décès, souvent en raison d'une absence d'autopsie ou d'investigations diagnostiques approfondies. L'augmentation observée reflète le vieillissement de la population française, les décès en EHPAD étant fréquemment classés dans cette catégorie faute de diagnostic confirmé. Comparativement à d'autres pays européens, la France présente une proportion relativement élevée, soulevant des questions sur l'accès aux investigations diagnostiques et la standardisation des certificats de décès. Les facteurs de risque incluent l'âge avancé, l'isolement social, et l'absence de suivi médical régulier avant le décès.

Prevention

Améliorer le diagnostic antemortem par un suivi médical régulier et une meilleure prise en charge des maladies chroniques constitue une priorité de santé publique. La formation des professionnels à la certification médicale des décès et l'optimisation des protocoles d'investigation dans les établissements de soins palliatifs permettraient de réduire cette catégorie. Une meilleure documentation clinique et l'accès à des examens diagnostiques appropriés en fin de vie contribueraient à clarifier les causes réelles de décès et à améliorer la qualité des données épidémiologiques.