Symptômes et états morbides mal définis
Evolution 2015-2023
| Annee | Ensemble | Hommes | Femmes |
|---|---|---|---|
| 2015 | 54 689 | 24 998 | 29 691 |
| 2016 | 55 443 | 25 600 | 29 843 |
| 2017 | 59 519 | 27 198 | 32 321 |
| 2018 | 62 011 | 28 288 | 33 723 |
| 2019 | 67 316 | 30 765 | 36 551 |
| 2020 | 67 770 | 30 600 | 37 170 |
| 2021 | 69 148 | 31 223 | 37 925 |
| 2022 | 75 453 | 33 363 | 42 090 |
| 2023 | 69 868 | 30 738 | 39 130 |
Repartition par age et sexe (2023)
| Tranche d'age | Femmes (N) | Taux F | Hommes (N) | Taux H |
|---|---|---|---|---|
| Moins de 65 ans | 2 911 | 10.7 | 7 541 | 28.9 |
| 65 a 84 ans | 8 574 | 125.3 | 11 718 | 214.2 |
| 85 ans et plus | 27 645 | 1590.9 | 11 479 | 1659.7 |
Taux pour 100 000 habitants. Source : CepiDc/INSERM, donnees 2023.
Sous-categories
| Cause | Deces 2023 |
|---|---|
| Autres symptômes et états morbides mal définis | 36 760 |
Contexte
Les symptômes et états morbides mal définis représentent une catégorie importante de mortalité en France, avec 69 868 décès enregistrés en 2023. Cette augmentation de 27,8% depuis 2015 révèle des enjeux significatifs en termes de diagnostic et de classification médicale, particulièrement chez les personnes âgées et dans les contextes de soins palliatifs.
Cette catégorie englobe principalement les décès où la cause précise n'a pu être déterminée au moment du certificat de décès, souvent en raison d'une absence d'autopsie ou d'investigations diagnostiques approfondies. L'augmentation observée reflète le vieillissement de la population française, les décès en EHPAD étant fréquemment classés dans cette catégorie faute de diagnostic confirmé. Comparativement à d'autres pays européens, la France présente une proportion relativement élevée, soulevant des questions sur l'accès aux investigations diagnostiques et la standardisation des certificats de décès. Les facteurs de risque incluent l'âge avancé, l'isolement social, et l'absence de suivi médical régulier avant le décès.
Prevention
Améliorer le diagnostic antemortem par un suivi médical régulier et une meilleure prise en charge des maladies chroniques constitue une priorité de santé publique. La formation des professionnels à la certification médicale des décès et l'optimisation des protocoles d'investigation dans les établissements de soins palliatifs permettraient de réduire cette catégorie. Une meilleure documentation clinique et l'accès à des examens diagnostiques appropriés en fin de vie contribueraient à clarifier les causes réelles de décès et à améliorer la qualité des données épidémiologiques.