Troubles mentaux et du comportement
Evolution 2015-2023
| Annee | Ensemble | Hommes | Femmes |
|---|---|---|---|
| 2015 | 25 407 | 10 361 | 15 046 |
| 2016 | 26 014 | 10 277 | 15 737 |
| 2017 | 25 918 | 10 215 | 15 703 |
| 2018 | 28 014 | 11 099 | 16 915 |
| 2019 | 27 842 | 10 962 | 16 880 |
| 2020 | 25 386 | 9 936 | 15 450 |
| 2021 | 24 256 | 9 693 | 14 563 |
| 2022 | 25 588 | 10 086 | 15 502 |
| 2023 | 24 865 | 9 845 | 15 020 |
Repartition par age et sexe (2023)
| Tranche d'age | Femmes (N) | Taux F | Hommes (N) | Taux H |
|---|---|---|---|---|
| Moins de 65 ans | 725 | 2.6 | 2 383 | 9.2 |
| 65 a 84 ans | 3 157 | 45.9 | 3 283 | 60.3 |
| 85 ans et plus | 11 138 | 658.1 | 4 179 | 594.4 |
Taux pour 100 000 habitants. Source : CepiDc/INSERM, donnees 2023.
Sous-categories
| Cause | Deces 2023 |
|---|---|
| Démence | 17 465 |
| Abus d’alcool (y compris psychose alcoolique) | 2 685 |
Contexte
Les troubles mentaux et du comportement ont entraîné 24 865 décès en 2023 en France, représentant une catégorie majeure de mortalité. Cette charge reste importante bien que l'on observe une diminution de 2,1% depuis 2015, reflétant une légère amélioration de la prise en charge mais aussi un enjeu persistant de santé publique.
Les troubles mentaux constituent un facteur de risque majeur de mortalité, associés à des comportements à risque, des comorbidités somatiques et un accès inégal aux soins. Les dépressifs, les troubles bipolaires et les troubles liés à l'usage de substances figurent parmi les principales causes de décès dans cette catégorie. À l'échelle internationale, les pays développés enregistrent une tendance similaire d'augmentation de la prévalence mais aussi une meilleure reconnaissance diagnostique. Les inégalités socio-économiques et géographiques jouent un rôle déterminant dans la mortalité liée à ces troubles.
Prevention
La prévention passe par un meilleur accès aux services de santé mentale, le dépistage précoce et le traitement des troubles psychiatriques, ainsi que la lutte contre la stigmatisation. Les mesures de santé publique incluent le renforcement de la coordination entre secteurs mental et somatique, la formation des professionnels et la promotion d'interventions basées sur les preuves (psychothérapies, pharmacothérapies adaptées).