Tumeur maligne de la prostate
Categorie : Tumeurs
Evolution 2015-2023
| Annee | Ensemble | Hommes | Femmes |
|---|---|---|---|
| 2015 | 8 919 | 8 919 | 0 |
| 2016 | 9 022 | 9 022 | 0 |
| 2017 | 9 212 | 9 212 | 0 |
| 2018 | 9 270 | 9 270 | 0 |
| 2019 | 9 302 | 9 302 | 0 |
| 2020 | 9 178 | 9 177 | 1 |
| 2021 | 9 217 | 27 447 | 0 |
| 2022 | 9 228 | 27 447 | 0 |
| 2023 | 9 009 | 27 447 | 7 |
Repartition par age et sexe (2023)
| Tranche d'age | Femmes (N) | Taux F | Hommes (N) | Taux H |
|---|---|---|---|---|
| Moins de 65 ans | 0 | 0 | 486 | 1.8 |
| 65 a 84 ans | 2 | 0 | 4 441 | 82 |
| 85 ans et plus | 5 | 0.3 | 4 075 | 568.4 |
Taux pour 100 000 habitants. Source : CepiDc/INSERM, donnees 2023.
Contexte
Le cancer de la prostate reste l'une des principales causes de mortalité par cancer chez l'homme en France, avec 9 009 décès enregistrés en 2023. L'évolution modérée de +1% depuis 2015 reflète une stabilisation relative de la mortalité, malgré l'augmentation de l'incidence liée au vieillissement de la population et à l'amélioration du dépistage. Cette pathologie constitue un enjeu majeur de santé publique, particulièrement chez les hommes de plus de 50 ans.
Le cancer de la prostate présente plusieurs facteurs de risque établis : l'âge avancé (60-80 ans principalement), les antécédents familiaux et l'origine ethnique, notamment chez les hommes d'origine africaine. Sur le plan épidémiologique, la France enregistre une mortalité comparable aux pays européens, avec une prévalence accrue du dépistage depuis deux décennies. L'évolution lente de la mortalité (+1% en huit ans) suggère un équilibre entre l'amélioration des traitements et l'augmentation des nouveaux cas détectés. La survie à cinq ans dépasse désormais 95% en France grâce aux avancées thérapeutiques, notamment les hormonothérapies et immunothérapies.
Prevention
La prévention du cancer de la prostate repose sur une information claire auprès des hommes de 50 ans et plus concernant les bénéfices et risques du dépistage par PSA et toucher rectal. L'adoption d'un mode de vie sain (alimentation riche en fruits et légumes, activité physique régulière, maintien d'un poids normal) est recommandée pour réduire le risque. Le suivi médical régulier et la consultation précoce face à des symptômes urinaires ou des antécédents familiaux demeurent essentiels.