Tumeur maligne du cerveau et du système nerveux central

4 259
Deces en 2023
0.7%
Part du total
+9.6%
Evolution 2015-2023

Evolution 2015-2023

Annee Ensemble Hommes Femmes
2015 3 885 2 161 1 724
2016 3 964 2 253 1 711
2017 4 087 2 329 1 758
2018 3 812 2 123 1 689
2019 4 064 2 338 1 726
2020 4 035 2 321 1 714
2021 4 044 7 216 1 763
2022 4 270 7 216 1 797
2023 4 259 7 216 1 797

Repartition par age et sexe (2023)

Tranche d'age Femmes (N) Taux F Hommes (N) Taux H
Moins de 65 ans 651 2.4 1 073 4.1
65 a 84 ans 954 14.2 1 216 22
85 ans et plus 192 12.8 173 23

Taux pour 100 000 habitants. Source : CepiDc/INSERM, donnees 2023.

Contexte

Les tumeurs malignes du cerveau et du système nerveux central représentent une cause de décès significative en France avec 4 259 décès enregistrés en 2023. Cette pathologie connaît une progression inquiétante avec une augmentation de 9,6% depuis 2015, reflétant soit une amélioration du diagnostic, soit une véritable augmentation de l'incidence.

Les tumeurs du système nerveux central incluent les glioblastomes, méningiomes malins et autres cancers primitifs du cerveau, avec un pronostic généralement réservé malgré les avancées thérapeutiques. Les facteurs de risque identifiés comprennent l'exposition aux radiations ionisantes, certains antécédents génétiques (syndromes de prédisposition), et potentiellement l'exposition professionnelle à certains produits chimiques. L'âge constitue également un facteur de risque majeur, ces tumeurs touchant particulièrement les populations vieillissantes. Cette augmentation de la mortalité en France s'inscrit dans une tendance observée dans plusieurs pays développés, bien que les causes exactes restent partiellement élucidées.

Prevention

La prévention primaire reste limitée en l'absence de facteurs de risque clairement modifiables, hormis l'évitement des expositions inutiles aux radiations. Le diagnostic précoce, par une vigilance face aux symptômes neurologiques persistants (maux de tête, troubles visuels, crises convulsives) et un accès rapide à l'imagerie cérébrale, demeure essentiel pour améliorer les chances de survie. La sensibilisation du public et des professionnels de santé aux signes d'alerte constitue un enjeu majeur de santé publique.