Tumeur maligne du foie et des voies biliaires intrahépatiques

8 905
Deces en 2023
1.4%
Part du total
+4.5%
Evolution 2015-2023

Evolution 2015-2023

Annee Ensemble Hommes Femmes
2015 8 518 6 173 2 345
2016 8 776 6 255 2 521
2017 8 551 6 105 2 446
2018 8 536 6 126 2 410
2019 8 579 6 142 2 437
2020 8 727 6 187 2 540
2021 8 734 18 927 2 493
2022 9 030 18 927 2 616
2023 8 905 18 927 2 633

Repartition par age et sexe (2023)

Tranche d'age Femmes (N) Taux F Hommes (N) Taux H
Moins de 65 ans 446 1.6 1 266 4.8
65 a 84 ans 1 489 22 4 221 76.5
85 ans et plus 698 45.6 785 103.5

Taux pour 100 000 habitants. Source : CepiDc/INSERM, donnees 2023.

Contexte

Les tumeurs malignes du foie et des voies biliaires intrahépatiques ont causé 8 905 décès en France en 2023, représentant une part significative de la mortalité par cancer. Cette pathologie connaît une évolution préoccupante avec une augmentation de 4,5% depuis 2015, reflétant une tendance à la hausse des cas diagnostiqués.

Le carcinome hépatocellulaire et le cholangiocarcinome intrahépatique constituent les formes principales de ces tumeurs, dont l'incidence augmente dans les pays développés. Les principaux facteurs de risque incluent la cirrhose hépatique (liée à l'hépatite B, C ou à l'alcoolisme), l'obésité, le diabète et la stéatose hépatique non alcoolique (NASH), elle-même en progression. Cette augmentation s'explique par le vieillissement démographique, l'augmentation de l'obésité et la persistance de l'hépatite B dans certaines populations. Bien que le pronostic reste sombre avec une survie médiane courte, l'amélioration des techniques de diagnostic précoce et des traitements (immunothérapie, thérapies ciblées) offre de nouvelles perspectives.

Prevention

La prévention passe par la vaccination contre l'hépatite B (recommandée dès l'enfance) et le dépistage du virus de l'hépatite C chez les populations à risque. Le contrôle des facteurs de risque modifiables—réduction de la consommation d'alcool, maintien d'un poids santé, traitement du diabète—ainsi que le dépistage régulier chez les patients atteints de cirrhose hépatique sont essentiels pour réduire l'incidence de ces tumeurs.