Tumeur maligne du larynx
Categorie : Tumeurs
Evolution 2015-2023
| Annee | Ensemble | Hommes | Femmes |
|---|---|---|---|
| 2015 | 1 091 | 933 | 158 |
| 2016 | 1 069 | 930 | 139 |
| 2017 | 1 000 | 881 | 119 |
| 2018 | 946 | 823 | 123 |
| 2019 | 868 | 739 | 129 |
| 2020 | 827 | 727 | 100 |
| 2021 | 823 | 2 214 | 124 |
| 2022 | 861 | 2 214 | 128 |
| 2023 | 911 | 2 214 | 129 |
Repartition par age et sexe (2023)
| Tranche d'age | Femmes (N) | Taux F | Hommes (N) | Taux H |
|---|---|---|---|---|
| Moins de 65 ans | 34 | 0.1 | 177 | 0.7 |
| 65 a 84 ans | 74 | 1.1 | 493 | 8.9 |
| 85 ans et plus | 21 | 1.4 | 112 | 15.1 |
Taux pour 100 000 habitants. Source : CepiDc/INSERM, donnees 2023.
Contexte
En 2023, 911 décès ont été attribués aux tumeurs malignes du larynx en France, marquant une tendance encourageante avec une diminution de 16,5% depuis 2015. Cette évolution positive reflète les progrès des stratégies de dépistage précoce et des traitements disponibles. Le cancer du larynx reste néanmoins un enjeu de santé publique significatif, particulièrement chez les populations à risque.
Le cancer du larynx représente environ 2% des cancers chez l'homme et 0,5% chez la femme, avec une incidence qui augmente avec l'âge, pic entre 60 et 70 ans. Les principaux facteurs de risque identifiés sont le tabagisme actif et passif, la consommation d'alcool (effet synergique avec le tabac), et les infections à papillomavirus humain (HPV). Cette amélioration de la mortalité (-16,5%) peut être attribuée à une meilleure sensibilisation aux symptômes d'alerte (enrouement persistant, dysphagie), aux avancées thérapeutiques et à l'optimisation des techniques chirurgicales et radiothérapeutiques.
Prevention
La prévention primaire repose sur l'arrêt du tabagisme et la modération de la consommation d'alcool, constituant les leviers majeurs pour réduire l'incidence. Le dépistage précoce des symptômes laryngés persistants, notamment l'enrouement durant plus de trois semaines, permettant une consultation ORL rapide, améliore significativement les perspectives thérapeutiques. La vaccination contre les HPV et les mesures d'amélioration de la qualité de l'air intérieur et extérieur complètent l'approche globale de réduction des risques.