Questions sur la mort

Mourir de ne pas dormir

Reponse

Non, il n'existe aucun cas documenté de décès direct causé uniquement par une privation de sommeil chez l'humain. Bien que le sommeil soit essentiel à la survie, le corps humain possède des mécanismes de protection qui forcent l'endormissement avant que la privation ne devienne fatale. Les décès attribués à l'insomnie fatale familiale, maladie génétique très rare, sont en réalité dus à une dégénérescence neurologique progressive, non à la simple absence de sommeil.

Explication

Le record de privation de sommeil volontaire est détenu par Randy Gardner en 1964 (264 heures), sans décès à la clé. La privation chronique de sommeil cause cependant des dommages graves : affaiblissement immunitaire, troubles cognitifs, hypertension et augmentation du risque cardiovasculaire. Ces complications peuvent indirectement augmenter la mortalité, mais aucune mort n'a été directement attribuée à l'absence de sommeil seule.

Ce que disent les chiffres

En France, l'insomnie chronique affecte 15 à 20% de la population, mais aucun décès n'est codifié comme causé par la seule privation de sommeil au CépiDc. L'insomnie fatale familiale, extrêmement rare, touche moins de 100 cas par an mondialement et résulte d'une prion disease, non du manque de sommeil.

Sources

Sources : INSERM (recherches sur le sommeil et la mortalité), CépiDc-INSERM (codification des causes de décès), études de neurologie clinique sur l'insomnie fatale familiale publiées dans The Lancet Neurology.