Peut-on en mourir ?
Peut on mourir avec zopiclone ?
Reponse
Oui, le zopiclone peut contribuer à un décès, particulièrement en cas de surdosage ou d'association avec d'autres substances dépressives du système nerveux central. Cependant, les décès directement attribuables au zopiclone seul restent rares en France. Les décès surviennent généralement dans des contextes de consommation abusive ou d'utilisation détournée associée à d'autres produits.
Explication
Le zopiclone est un hypnotique non-benzodiazépine prescrit pour traiter l'insomnie. Bien que généralement sûr aux doses recommandées (7,5 mg par nuit), des risques de dépression respiratoire, de confusion mentale et de chutes augmentent avec le surdosage. Les populations à risque incluent les personnes âgées, celles atteintes de maladies respiratoires ou consommant de l'alcool. Les décès impliquant le zopiclone surviennent rarement isolément mais s'inscrivent dans des polyconsommations.
Ce que disent les chiffres
Entre 2010 et 2020, les décès mentionnant le zopiclone représentaient moins de 1 % des décès liés aux médicaments psychotropes en France. Selon l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), les hospitalisations pour intoxication au zopiclone demeurent exceptionnelles, estimées à moins de 0,5 cas pour 100 000 habitants annuellement.
Sources
Données compilées à partir du Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) de l'INSERM, des rapports de l'ANSM et des statistiques de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) sur la mortalité.