Peut-on en mourir ?

Peut on mourir d'un infarctus pulmonaire ?

Reponse

Oui, un infarctus pulmonaire peut être fatal. Cette affection, aussi appelée embolie pulmonaire, survient lorsqu'un caillot de sang obstrue une artère du poumon. Sans traitement d'urgence, elle représente une menace directe pour la vie. La mortalité dépend de la taille du caillot et de la rapidité de la prise en charge médicale.

Explication

L'infarctus pulmonaire est généralement causé par une thrombose veineuse profonde (TVP) dont un fragment se détache. L'obstruction de l'artère pulmonaire empêche l'oxygénation correcte du sang et peut entraîner une défaillance cardiaque aiguë. C'est une urgence médico-chirurgicale nécessitant une hospitalisation immédiate et un traitement anticoagulant ou thrombolytique.

Ce que disent les chiffres

En France, l'embolie pulmonaire est responsable d'environ 10 000 à 15 000 décès par an. Le taux de mortalité hospitalière varie de 2 % à 30 % selon la gravité et le traitement reçu. Non traitée, la mortalité peut atteindre 25 à 30 % chez les patients non diagnostiqués.

Sources

Ces données proviennent de l'INSERM, de la base CépiDc de l'INSEE et des recommandations de la Société française de cardiologie. L'OMS confirme que l'embolie pulmonaire représente une cause majeure de mortalité évitable.