Peut-on en mourir ?

Peut-on mourir de l'apnée du sommeil ?

Reponse

Oui, l'apnée du sommeil peut être mortelle, bien que directement elle soit rarement la cause unique du décès. Les complications cardiovasculaires qu'elle provoque (infarctus, AVC, arythmies) sont responsables de la majorité des décès. Un diagnostic et un traitement précoce réduisent considérablement ces risques.

Explication

L'apnée obstructive du sommeil (SAOS) se caractérise par des interruptions répétées de la respiration pendant le sommeil, provoquant des chutes d'oxygène. Ces micro-réveils et hypoxies chroniques surchargeant le système cardiovasculaire, augmentent significativement le risque d'accidents cardiaques et cérébrovasculaires. Les personnes non traitées présentent un risque de mortalité 2 à 3 fois supérieur.

Ce que disent les chiffres

En France, environ 1 à 2 millions de personnes souffrent d'apnée du sommeil modérée à sévère, mais seulement 10% sont diagnostiquées. Les études épidémiologiques montrent une surmortalité de 30% chez les patients apnéiques non traités, principalement par maladies cardiovasculaires.

Sources

Données issues de l'INSERM, de la Société Française de Recherche et de Médecine du Sommeil (SFRMS), et des recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). L'OMS reconnaît le SAOS comme facteur de risque cardiovasculaire majeur.