Peut-on en mourir ?
Peut on mourir du syndrome de korsakoff ?
Reponse
Oui, le syndrome de Korsakoff peut être mortel, directement ou indirectement. Cette maladie neurologique grave, causée par une carence en thiamine (vitamine B1) liée à l'alcoolisme chronique, entraîne des complications pouvant mener au décès. La mortalité dépend du stade de diagnostic, de la prise en charge et des comorbidités associées.
Explication
Le syndrome de Korsakoff affecte les régions du cerveau impliquées dans la mémoire et la coordination motrice. Les patients atteints présentent des troubles mnésiques sévères, des hallucinations et une démence progressive. Les décès surviennent généralement par complications liées à l'alcoolisme chronique (cirrhose hépatique, encéphalopathie) ou par défaillance neurologique, plutôt que par le syndrome seul.
Ce que disent les chiffres
La mortalité du syndrome de Korsakoff varie entre 10 et 20 % chez les patients hospitalisés, avec une survie médiane de 5 à 10 ans après le diagnostic selon la prise en charge. En France, les décès attribués à l'alcoolisme chronique et ses complications (dont Korsakoff) représentent environ 45 000 décès annuels tous âges confondus.
Sources
Données issues de l'INSERM, du CépiDc (Centre d'épidémiologie sur les causes de décès) et de la littérature médicale française. L'OMS reconnaît le syndrome de Korsakoff comme une complication grave de l'alcoolisme chronique avec risque de mortalité établi.