Peut-on en mourir ?
Peut on mourir du zolpidem ?
Reponse
Oui, théoriquement, mais les décès directement attribués au zolpidem seul sont exceptionnels en France. Le risque augmente considérablement en cas de surdosage ou d'association avec d'autres substances dépressives du système nerveux central (alcool, opioïdes). En usage normal et prescrit, le zolpidem est considéré comme sûr par les autorités sanitaires.
Explication
Le zolpidem est un hypnotique de la classe des imidazopyridines, prescrit depuis 1992 pour traiter l'insomnie. Il agit en ralentissant l'activité cérébrale et peut causer une dépression du système nerveux central à forte dose. Les décès associés au zolpidem sont généralement consécutifs à des surdosages volontaires, des usages abusifs ou des interactions médicamenteuses, rarement à une prescription thérapeutique standard.
Ce que disent les chiffres
Selon les données du CépiDc de l'INSERM, les décès impliquant le zolpidem représentent moins de 0,1% des décès liés aux médicaments psychotropes en France. Entre 2000 et 2020, moins de 50 décès par an ont été attribués au zolpidem seul ou en association significative. À titre comparatif, les hypnotiques sont impliqués dans environ 1 à 2% des décès médicamenteux totaux.
Sources
Données du CépiDc (Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès) de l'INSERM et rapports de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament). Les chiffres proviennent des certificats de décès officiels enregistrés en France.